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le Fotoman 617 : quelques points pratiques

 


Dans cette page :   les générations de boîtiers - les cônes - choix de focales - avancement de la pellicule - points faibles - mauvaises surprises
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  deux générations de boîtiers  

617 "old" : le corps est granité - une seule griffe porte accessoires - attention : la plaque à décentrement ne se monte pas sur le "old".

617 MkII : corps finement vermiculé - trois griffes porte accessoires.

La deuxième génération comporte en outre un modèle "L" amélioré :
617 MkII L : une Led rouge interne s'allume quand on ouvre la fenêtre de repérage des vues.

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  compatibilité des cônes  

attention : chaque cône est adapté à UN modèle d'objectif. Les critères sont : (1) le tirage, (2) la rampe hélicoïdale montée sur le cône, caractérisée par (2a) la taille de l'obturateur (#0 ou #1) et (2b) l'échelle de distance gravée, (3) la faculté du bloc optique arrière de prendre place dans le cône sur toute la course de mise au point.
Assez souvent, le cône est livré avec un espaceur qui vient entre l'arrière du cône et la face avant du boîtier pour adapter la profondeur de l'ensemble au tirage de l'objectif. Ceci permet à Fotoman d'utiliser un cône destiné à une focale déterminée (par ex 90 mm) avec des objectifs de cette focale dont les tirages sont différents. On trouve des espaceurs de 3, 5, 10, 15, 20 ou 25 mm. Les plus longs servent sur de longues focales.

pour un objectif déterminé, il y a deux variantes de cônes : (a) un à monter directement sur le boîtier - (b) un autre pour monter sur l'adaptateur à décentrement. Comme l'épaisseur de celui-ci est de 15 mm, ce cône a a priori 15 mm de moins de profondeur. Mais la différence peut être en partie compensée par un changement d'espaceur.

En regard des espaceurs d'épaisseur différente, il existe des vis de longueur différente, de 10 à 30 mm.

De ce fait, l'achat d'un cône d'occasion réserve des surprises. (1) le tirage n'est pas le bon - si le tirage requis est plus grand que celui donné par le cône, c'est rattrapable avec des espaceurs mais ça reste délicat - (2) le bloc arrière de l'objectif n'entre pas et là, pas de solution.
Aussi faire très attention sur une annonce qui dit par exemple "cône 90 mm" sans préciser l'objectif compatible. Veiller à se faire remettre l'espaceur éventuel prévu. Veiller aussi à se faire livrer le masque de viseur éventuel (pour les viseurs des modèles 2 et 3).

Il est possible d'ajuster le tirage de quelques mm en réglant le point zéro de la rampe. Voir le mode d'emploi Fotoman. Pour ce réglage, il faut disposer d'un dépoli; on n'a pas besoin de couvrir toute la fenêtre, une plaque de 50 mm de large suffit.

Par ailleurs, il y a deux modèles de rampes hélicoîdales : une à tirage court (8 mm environ) pour les objectifs de focale modérée et une à tirage long (25/30 mm) pour les objectifs de 180 mm et plus. En effet, le tirage de mise au point est d'autant plus grand que la focale de l'objectif est longue; pour avoir une plage de mise au point assez large, il faut disposer d'une plus grande amplitude de tirage. Le pas des rampes ne différe pas d'une focale à l'autre, c'est l'échelle gravée qui est adaptée à la focale. Au fil du temps, Fotoman a eu plusieurs modèles différents de rampe courte.

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  choix de focales  

Pour un set de trois objectifs :

sans décentrement : la focale de base est le 72 mm (ou 75 mm). Les compléments peuvent être un 110/120 mm et un 180 mm.

avec décentrement : la focale de base est le 90 mm. Les compléments peuvent être un 120 mm et un 180/210 mm (ce dernier sera monté avantageusement sur un second boîtier sans décentrement).

Toutefois, le changement de focale n'est vraiment pas pratique. On ne peut pas le faire en cours de pellicule.
Je prends environ 70 % des vues avec les focales courtes, 5 % avec la plus longue, 25 % avec l'intermédiaire.

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  avancement de la pellicule  

comme mentionné dans le mode d'emploi, avancer la pellicule juste avant de prendre la vue : ça vise à éviter que la pellicule ne se bombe (ne "tuile") en restant longuement détendue devant la fenêtre d'exposition. Essayez, vous verrez, les verticales sur les côtés peuvent prendre un aspect bombé vraiment bizarre et en plus il y a un risque de flou au centre. Donc, règle d'or : n'avancer la pellicule qu'au dernier moment.

astuce : ce n'est pas facile de guetter l'arrivée du numéro dans la fenêtre rouge. J'ai donc pris l'habitude de compter les tours du gros bouton molleté (à gauche sur le MkII) qui commande l'avancement.   première vue : 10 tours 1/8 entre la position de départ (flêche de la dorsale papier en face du début de fenêtre) et le numéro 3   -   deuxième vue : 4 tours 1/8 entre le 3 et le 6   -   troisième vue : 3 tours 5/8 entre le 6 et le 9   -   quatrième vue : 3 tours 1/4 entre le 9 et le 12.   -   Il ne reste qu'une fraction de tour d'incertitude, moins d' 1/8ème mais ces valeurs dépendent sans doute un peu de l'épaisseur de la pellicule. J'ai inscrit ces valeurs sur un mémo.
Evidemment, je n'ouvre la fenêtre que pour positionner définitivement le numéro repère, c'est toujours autant de moins de lumière parasite.

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  points faibles  

sur le 617 "old" : le téton de manoeuvre du volet mobile occultant la fenêtre d'avancement de pellicule s'est desserti. Réparable avec un petit boulon laiton de maquettiste.

le dispositif de décentrement : ce n'est pas un tank comme le boîtier lui-même. Selon toute vraisemblance, un choc le fausserait. Avec une focale au-dessus de 135 mm, faire attention au porte-à-faux qui fatigue l'ensemble.
L'écrou de pied est reporté sous la plaque réceptrice de shift qui vient se fixer sur le boîtier. L'écrou est dans la partie horizontale d'une équerre fixée à la plaque par deux petits écrous bien légers. J'ai renforcé ce montage par une cale entre l'équerre et le dessous du boîtier.

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  mauvaises surprises  

vérifier le serrage des vis de fixation de la platine shift : avec le cône monté directement sur le boîtier, je n'avais jamais eu de desserage intempestif . En revanche, avec la platine de décentrement, les vis ont tendance à se dévisser. A bien vérifier avant chaque prise de vue, le cas échéant revisser (sans serrer).

attention à la porte : ouverte, on la tordrait facilement.

fixer au gaffer le levier d'ouverture de l'obtu : sinon il s'ouvrira fatalement dans le sac ou sur un faux mouvement.

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texte de :   D. Césari   contact
Dernière mise à jour : 15 janvier 2012